Le miel mais surtout une histoire d’abeilles.

Le miel mais surtout une histoire d’abeilles.

La saison du miel de printemps a commencé depuis plusieurs semaines au Hall du Terroir mais avant de nous initier à la production du miel et ses bienfaits, pourquoi les abeilles sont-elles si importantes et en quoi leur disparition progressive pourrait provoquer une catastrophe.

Petit retour en arrière : les abeilles et les plantes

Selon les scientifiques, les abeilles sont apparues sur Terre, 100 à 150 millions d’années avant l’Homme. Elles ont permis l’évolution des plantes à fleurs et en ont garanti la survie.

Les plantes produisent du pollen qui contient des gamètes mâles, et ce pollen n’est pas mobile. Il faut donc le transférer sur la partie réceptrice de l’appareil femelle de chaque plante. Pour cela, il y a la gravité, le vent, ou les insectes, et donc les abeilles. C’est pour cela que les abeilles sont appelées des insectes pollinisateurs. Les abeilles, contribuent à la pollinisation de 80% des espèces de plantes à fleurs et des plantes cultivées. Sans abeilles, plus de tomates, fraises, pommes, courgettes. Plus de 30% de notre alimentation mondiale dépend de la pollinisation par les abeilles. Elles interviennent dans 4 grands pôles de l’agriculture : l’agriculture fruitière, les grandes cultures d’oléagineux et de protéagineux, le maraîchage (les cucurbitacées, le melon, la pastèque, la courgette, les fraises, etc..), la production de semences (oignon, poireau, carotte, salade, endives…)

Une abeille en plein travail

Causes de la disparition des abeilles

L’agriculture conventionnelle intensive 

Dans certaines régions les abeilles meurent de faim : les monocultures ne leur fournissent pas assez de nourriture. La nature propose pourtant des milliers de végétaux, ronces, fleurs sauvages…. Mais beaucoup sont jugés indésirables par les agriculteurs ou jardiniers. Les haies et les jardins disparaissent du paysage. Certaines exploitations couvrent des hectares de monoculture et n’offrent plus aucun habitat pour les espèces sauvages.

L’usage irraisonné des produits phytosanitaires

Les pesticides provoquent chez les abeilles une perte d’orientation (les abeilles ne retrouvent plus leur ruche), incapacité à reconnaître les fleurs, affaiblissement des défenses immunitaires… 

Les néonicotinoïdes (cent fois plus toxiques que d’autres insecticides) faisaient partie de la  famille d’insecticides la plus vendue dans le monde. Ces pesticides son systémiques ; ils sont particulièrement dangereux car ils pénètrent dans toute la plante jusqu’à la fleur et au pollen. Ils sont solubles dans l’eau et atteignent les nappes phréatiques en plus d’être caractérisé par une longue présence dans le sol, jusqu’à deux ans après traitement. 

Un prédateur : le frelon asiatique

Introduit accidentellement en France dans les années 2000, il envahit et détruit les ruches d’abeilles… Il s’attaque aux ouvrières des ruches. Posté en vol stationnaire près de la ruche ou posé directement sur la planche d’envol, il se jette sur les butineuses qui reviennent chargées de pollen.

Un parasite : le varroa

Le varroa est un acarien qui décime méthodiquement les ruchers obligeant les apiculteurs à traiter les ruches.

La pollution par les ondes

Le téléphone portable qui a envahi nos vies est un véritable fléau parce que massivement employé il utilise des ondes électromagnétiques invisibles qui perturberaient entre autre la capacité d’orientation des abeilles.

Albert Einstein, le célèbre physicien, avait déclaré que si l’abeille venait à disparaitre, l’homme n’aurait plus que pour 4 ans à vivre, car ces insectes assurent 80 % de la reproduction des espèces végétales.

La biodiversité est gravement menacée

C’est un cercle vicieux : moins de surfaces plantées avec des plantes à fleurs réduisent la diversité de pollinisateurs, ce qui accentue encore la diminution des espèces végétales. La monoculture intensive sur des centaines d’hectares, la raréfaction des fleurs des champs et l’entretien chimique des bords de route concourent à l’escalade menant à une extinction de masse du vivant. Enfin, un changement climatique entraînant des périodes de sécheresse et des hivers plus doux affaiblirait les abeilles.

Que peut-on faire ?
  • Changer notre façon de consommer en encourageant une agriculture bio et écologique car l’agriculture conventionnelle implique l’utilisation intensive de pesticides, le manque de diversité florale (monocultures), la destruction de l’habitat des pollinisateurs sauvages.
  • Réservez les habitats existants, en laissant un bout de son terrain en friche.
  • Planter des fleurs mellifères dans nos jardins car riches en pollen et nectar, elles constituent un apport calorique et protéique majeur pour les abeilles. Leur présence est donc essentielle dans notre environnement urbain dévégétalisé.
  • Planter par « massif » arbres, arbustes, haies pour créer un habitat d’hivernation pour les pollinisateurs indigènes. 
  • Installer des hôtels à insectes qui fournit des abris et espaces de nidation.
  • En parler et sensibiliser les personnes autour de nous aide grandement à faire connaître les enjeux liés aux pollinisateurs ainsi que les actions qui peuvent être mises en place.

Plus que jamais, une autre agriculture plus respectueuse de l’environnement est nécessaire. L’abeille est un maillon indispensable des écosystèmes. La protéger, c’est nous éviter le cauchemar d’un nouvel écocide irréversible.

L’abeille est le maillon indispensable des écosystèmes.

Sources :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/pourquoi-les-abeilles-sont-indispensables-8252896

https://lejournal.cnrs.fr/articles/pourquoi-les-abeilles-disparaissent

https://www.picbleu.fr/page/causes-consequences-disparition-des-abeilles

https://www.greenpeace.fr/abeilles-danger-fleau-aux-causes-multiples-aux-consequences-catastrophiques

https://www.miel-factory.com/blogs/blog/les-abeilles-pollinisateurs-survie

https://monjardinmamaison.maison-travaux.fr/mon-jardin-ma-maison/animaux/insectes-et-nuisibles/bons-gestes-proteger-abeilles